Le CNRS publie un article « Le murmure du glacier » dans son Journal. Cet article relate l’expérience de Philippe Roux, chercheur à l’Institut des Sciences de la Terre de Grenoble, dans le cadre du projet RESOLVE.

RESOLVE a consisté à équiper le glacier d’Argentière de plus de 100 instruments de mesure de différentes natures : des capteurs sismiques (65 de ces capteurs appartiennent au parc instrumental mobile Sismob de Résif), mais aussi un radar électromagnétique, des capteurs GPS en surface et des capteurs de pression en profondeur.
Tous ces instruments sont restés en place pendant un mois pour mesurer le déplacement du glacier, les vibrations qui le traversent, les variations de pression d’eau et de débit à sa base.

Cette expérience menée d’avril à juin 2018 avec des ingénieurs, sismologues et glaciologues vise à faire progresser les connaissances scientifiques sur la dynamique lente des glaciers, dont on peut raisonnablement penser qu’ils sont mis en danger par le réchauffement climatique.

Le CNRS avait suivi l’expérience et a produit une vidéo disponible en ligne intitulée « Un glacier sur écoute ».

Transport de sacs contenant des sismomètres sur le glacier d’Argentière, dans le massif du Mont-Blanc, lors de la mise en place d’un réseau de cent sismomètres à la surface du glacier, par les scientifiques du projet RESOLVE, complétant ceux installés dans la roche de ses galeries souterraines. Ils doivent être positionnés selon un maillage déterminé, avec une distance inter-capteurs de cinquante mètres, selon des positions GPS précises, et sont ensuite calibrés. Chaque noeud du réseau est composé d’un géophone (ou sismomètre) « sans-fil », c’est-à-dire muni d’un numériseur intégré et d’une batterie, permettant une mesure des trois composantes des ondes sismiques en continu pendant un mois. L’ensemble du réseau de géophones a été installé en une journée sur le glacier. Ce projet d’envergure a pour but de révéler les mécanismes internes des glaciers. © Nicolas Baker / ISTerre / CNRS Photothèque