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Questions fréquentes sur les séismes en France

Cette foire aux questions a été élaborée par des sismologues de l’Ecole et observatoire des sciences de la Terre de Strasbourg (eost.unistra.fr) à partir de questions qui leur ont été posées par des internautes. N’hésitez pas à nous contacter pour nous suggérer d’autres questions.

 

Tous les séismes qui se produisent en France sont-ils répertoriés ?

Le site web du Réseau national de surveillance sismique (BCSF-Rénass) diffuse en temps réel et sous forme de rapports et analyses, l’ensemble des informations sur la sismicité de la France (métropole, Antilles et Réunion) collectées par les partenaires du Réseau sismologique et géodésique français RESIF. Il est complémentaire du portail de données dédié à la communauté scientifique.

Cependant, en fonction de la densité des capteurs, les séismes de très faible magnitude ne peuvent pas toujours être détectés et ne sont donc pas référencés sur le site Rénass.

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Activité sismique en France en temps réel

Quelles sont les régions les plus sismiques en France ?

En France, les régions les plus sismiques sont situées aux Antilles, avec les territoires de Saint Barthélémy, de Saint-Martin de la Guadeloupe et de la Martinique. La sismicité dans ces zones est principalement liée à la convergence de la plaque Atlantique et de la plaque Caraïbe, avec une vitesse de l’ordre de 2 cm / an. On y observe principalement trois catégories de séismes :

  • des séismes de subduction (ce sont ceux de plus forte magnitude – autour de 8.0-8.5),
  • des séismes crustaux liées aux failles dans la plaque Caraïbe, de magnitude inférieure à 7 (les deux derniers en date sont ceux des Saintes en 2004 et 2005, étaient respectivement d’une magnitude de 6.3 et 5.7),
  • des séismes d’origine volcanique (généralement de magnitude inférieure à 5 (le dernier séisme de forte magnitude est celui du 28 avril 2018, associé au regain d’activité observé depuis 2017 sur le volcan de la Soufrière de Guadeloupe, d’une magnitude de 4.1).

La France métropolitaine présente une sismicité modérée. Elle est située dans une zone de déformations intraplaques, c’est-à-dire loin des zones de forte activité liée à la collision entre les plaques Africaine et Eurasienne, telles que l’Afrique du Nord, l’Italie, la Grèce, etc. Les séismes destructeurs y sont rares, mais existent. Les zones les plus actives sont les massifs montagneux jeunes (les Pyrénées et les Alpes), le Jura et le Fossé rhénan. On trouve également une sismicité notable dans le Massif Armoricain et le Massif Central. En revanche, les Bassins Parisien et Aquitain présentent, eux, une activité sismique très faible.

Avancées récentes : Le territoire comptait depuis 1962 une dizaine de séismes de magnitude supérieure ou égale à 5 jusqu’au séisme de magnitude 5 survenu le 11 novembre 2019 en Drôme-Ardèche. Il s’est manifesté à la surface par une rupture de faille d’environ 4 km de long, entre Le Teil et Saint-Thomé. En profondeur, vers 1 km, les décalages de faille atteignent 30 cm. Les analyses effectuées suite à ce séisme ont montré que la rupture de surface est associée à la réactivation de la faille de la Rouvière – une faille héritée de la phase d’extension Oligocène qui n’était pas cartographiée comme active jusque-là. Ces résultats suggèrent la possibilité que d’autres failles anciennes puissent être réactivées en France ou en Europe de l’Ouest et produire de tels déplacements du sol, alors que le risque de séismes avec rupture de surface était jusqu’à présent considéré comme négligeable. Pour mieux estimer cette probabilité, plusieurs équipes en France ont entamé des investigations paléosismologiques à la recherche d’indices d’anciens séismes le long de telles failles.

Depuis le début de la crise sismo-volcanique à Mayotte en mai 2018,  localisée à 50-60 km à l’est de Mamoudzou, de nombreux séismes de magnitude supérieure ou égale à 5.0 on été observés. La sismicité y est, depuis, très surveillée à terre comme en mer.

On n’observe pas de sismicité particulière à Saint-Pierre et Miquelon et en Guyane. La sismicité des territoires du Pacifique (Nouvelle-Calédonie et Polynésie française) n’est pas suivie par Résif.

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Pourquoi les séismes en France métropolitaine ont-ils une magnitude faible en général ?

Essentiellement parce que la vitesse de déplacement à long terme sur les failles françaises est très faible, donc les séismes « importants » (Magnitude supérieure à 6) sont plus rares (moins de 1 par siècle). D’autre part, il n’existe pas, en France métropolitaine, de faille suffisamment « grande » pour produire un séisme de magnitude supérieure à 7.

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Base de données des failles potentiellement actives en France métropolitaine (BDFA)

Combien y-a-t-il de séismes en France métropolitaine ?

Avec les réseaux sismologiques actuels et notamment suite au développement du réseau national sismologique et géodésique français RESIF, on enregistre en moyenne 2000 à 3500 séismes chaque année en France métropolitaine et dans les zones transfrontalières. La majorité de ces séismes ne sont pas ressentis par la population car de faible magnitude, on compte en moyenne une trentaine de séismes ressentis par la population chaque année.

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Activité sismique en France métropolitaine en temps réel

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Dictionnaire de la sismologie

Découvrez quelques applications de la sismologie

Vous trouverez sur la page « Fiches pédagogiques » des ressources graphiques sur l’origine des séismes.

La page « Médiathèque » propose également des photos, vidéos et ressources complémentaires sur ce thème.

D’autres ressources sont disponibles sur les sites web des partenaires Résif.