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Questions fréquentes sur les procédures et acteurs dans le domaine de la sismicité en France

Cette foire aux questions a été élaborée par le service communication Résif en collaboration avec des sismologues de l’Ecole et observatoire des sciences de la Terre de Strasbourg (eost.unistra.fr) à partir de questions qui leur ont été posées par des internautes. Certains éléments sont extrait de l’ouvrage « Quand la Terre tremble », édité en 2019 par CNRS-Editions (tous droits réservés).
N’hésitez pas à nous contacter pour nous suggérer d’autres questions.

Comment puis-je vérifier si un séisme a été classé catastrophe naturelle ?

Les arrêtés de catastrophe naturelle sont publiés au Journal Officiel.

Le BCSF-Rénass établit un rapport préliminaire sur les conditions de l’événement et le transmet aux préfectures des départements concernés qui gèrent les dossiers de demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Ce rapport fait partie des nombreuses pièces qui composent le dossier sur l’événement, permettant une prise de décision par une commission interministérielle d’experts.Les demandes des particuliers peuvent être adressées à la mairie de leur commune, accompagnées d’une description des dégâts, photos, explications etc. La mairie transmet ces demandes à la Préfecture. Et n’oubliez pas de déclarer votre dommage à votre assureur !

Quels sont les acteurs de la recherche en sciences de la Terre ?

La recherche en sciences de la Terre Solide est essentiellement conduite dans les unités mixtes de recherche du CNRS, placées sous la tutelle ou cotutelle d’établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) tels que les universités et l’ENS, et d’établissements publics à caractère scientifique tels que le CNRS, l’IRD, l’Université Gustave Eiffel (ex-IFFSTAR) ou l’IRSTEA ; mais aussi dans des établissements publics à caractères industriel et commercial (EPIC) comme l’ANDRA, le BRGM, le CEA, l’Ifremer, l’INERIS ou l’IRSN, voire dans des établissements publics à caractère administratif (EPA) comme le CEREMA, l’IGN et le SHOM. Les travaux menés dans ces établissements s’appuient directement ou indirectement sur l’observation de l’activité du système Terre actuel (observation issue d’infrastructures telles que Résif), ou passé, pour en comprendre le fonctionnement et prédire son évolution.

Comment s’organise la gestion des risques telluriques en France ?

Lorsque que les risques sont importants (séismes, éruptions volcaniques, instabilités gravitaires, tsunami) des fonctions de surveillance, d’alerte et de gestion de crise sont établies. La gestion de crise relève du Ministère de l’intérieur et des services décentralisées (préfecture). Les actions de prévention  sont du domaine de responsabilités du Ministère de la Transition écologique  (MTE) (et de ses représentations locales). Au MTES, la Direction générale de la prévention des risques par son programme « Prévention des risques » élabore et met en œuvre les politiques relatives notamment à la connaissance, à l’évaluation et à la prévention des risques naturels. Elle mobilise ensuite d’autres acteurs au niveau local (par exemple les DREAL).

Cependant des situations contrastées existent, comme par exemple :

  • Sur le territoire hexagonal, le suivi de la sismicité naturelle (tectonique et volcanique) est assuré par plusieurs opérateurs de réseaux sismologiques académiques, maintenant unifiés dans l’infrastructure Résif. Un organisme opérationnel, le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) est chargé de  l’alerte pour le Ministère de l’Intérieur.
  • Dans les Départements d’Outre-mer (Guadeloupe, Martinique, La Réunion), les Observatoires Volcanologiques et Sismologiques (OVS) gérés par l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP) sont les seules structures opérant des réseaux d’observation en Sciences de la Terre et disposant de l’expertise pour établir un diagnostic en cas d’évènement. Les Préfectures, les Services de l’Etat, les Collectivités, s’appuient naturellement sur l’expertise des OVS pour avoir les informations utiles à la sécurité des populations.

Quels sont les moyens nécessaires à une bonne connaissance des aléas telluriques ?

La surveillance et l’alerte en matière d’activité tellurique sont très exigeantes en termes de moyens d’observation, de détection et de diagnostic rapides. Elles requièrent de mettre en place et de maintenir :

  • des réseaux de capteurs, de transmission et de traitement de données « temps réels » ;
  • des moyens d’expertise rapide et à haute disponibilité pour l’analyse des signaux ;
  • la genèse et la transmission d’un message vers les autorités et populations concernées par le risque qui mettront en place les mesures conservatoires prédéfinies (plan ORSEC… ).

Ces opérations de surveillance et d’alerte n’ont de sens que si un catalogue des risques potentiels et de leurs signaux spécifiques (description des caractéristiques des évènements et de leurs enchainements, de leurs caractéristiques géologiques) est préalablement établi. À ce titre, les établissements académiques où la connaissance fondamentale est produite sont essentiels.

Qui gère les instruments qui font le suivi de la sismicité en France ?

C’est Résif-Epos qui regroupe tous les acteurs de l’observation de la sismicité du territoire.

Parmi les sites web de son écosystème, plusieurs diffusent, en temps réel ou sous forme de rapports et d’analyses, l’ensemble des informations sur la sismicité de la France collectées par les partenaires.

En savoir plus

Ecosystème web Résif-Epos

A noter : En ce qui concerne la sismicité mondiale, l’Observatoire Geoscope est un réseau global d’une trentaine de stations sismologiques large bande qui enregistrent en continu les mouvements du sol. Les données temps-réel et validées sont distribuées par Résif, le centre de données de l’Institut de physique du globe de Paris, et IRIS-DMC. En plus de l’accès aux données, l’Observatoire Geoscope fournit à la communauté scientifique des informations spécifiques sur les séismes de magnitude supérieure à 5.5-6.

En savoir plus

Dictionnaire de la sismologie

Découvrez quelques applications de la sismologie

Vous trouverez sur la page « Fiches pédagogiques » des ressources graphiques sur l’origine des séismes.

La page « Médiathèque » propose également des photos, vidéos et ressources complémentaires sur ce thème.

D’autres ressources sont disponibles sur les sites web des partenaires Résif.